Test Championship Manager 2010
La série des Championship Manager (également connue sous l’appellation de l’Entraîneur) a toujours souffert de la comparaison avec les Football Manager. En attendant ce dernier, voici le test de Championship Manager 2010, sorti en septembre. Malgré de bonnes idées, ce nouvel opus de l’Entraîneur déçoit.
La grande nouveauté, c’est la possibilité de mettre la base de données à jour tous les mois (blessures, transferts etc.) moyennant 5€/mois. Un intérêt toutefois assez limité puisque le principe reste précisément de débuter une saison avec une équipe pour lui faire atteindre les sommets grâce à ses propres choix. Les actualisations mensuelles permettent néanmoins d’être confrontés aux mêmes défis et problèmes que les Kombouaré, Puel, Domenech et consorts, et voir si vous vous en sortez mieux qu’eux… Notons aussi qu’il est possible de commencer la saison avec les données du mois de septembre (c’est à dire qu’en gros, tous les transferts ont été effectués). Une bonne idée un peu gâchée par le fait que d’une part, le jeu débute tout de même en janvier et que d’autre part les budgets n’ont pas encore été actualisés. Ce qui donne des situations un peu cocasses. Lyon, par exemple, possède déjà Lopez, Gomis, Bastos et les autres et peut encore investir pour 50M€.

Dès le début, le jeu est donc un peu faussé. S’ensuit une facilité assez déconcertante, bien aidée par un système de transferts peu réaliste – certains joueurs sont en effet un peu trop enclins à rejoindre des clubs moyens. Il est donc assez aisé de se créer une dream-team en deux mois et de survoler son championnat. En découlent des classements d’automne totalement irréels (Bordeaux et Marseille quinzième et seizième, Lyon dixième, Le Mans leader avec 12 points d’avance sur Boulogne… Stoke City côtoie les sommets régulièrement en Premier League…). Bref, gagner son championnat et se bâtir en quelques années un Real Madrid avec un budget de départ de 2,5M€ est à la portée d’à peu près tout le monde.
Trop facile mais aussi trop peu pratique, pas assez intuitif, bourré de petits inconvénients qui n’empêchent pas de jouer mais qui auraient facilement pu être évités. Le fait de ne pouvoir sélectionner plusieurs joueurs en même temps, par exemple, est franchement agaçant. Pour donner un jour de repos à son équipe, il faut dix minutes… de même, si les ateliers individuels (qui permettent de voir en 3D ses joueurs effectuer des exercices spéciaux comme les tirs, les un contre un, les centres, les penaltys etc.) sont une bonne idée, leur programmation est tellement peu intuitive que l’on a vite fait de les zapper purement et simplement. Tous comme ces combinaisons sur les coups-francs et les corners, incroyablement délicates à mettre en place. Enfin, le moteur 3D est assez critiqué. Personnellement, il ne me dérange pas plus que ça. L’objectif d’un CM n’est en effet pas de proposer un beau match de foot avec de beaux graphiques mais bien de rester un jeu de gestion réaliste et marrant. Ce qui n’est pas vraiment le cas.
Au fond, pour profiter à fond de Championship Manager 2010, il faut accepter l’aspect rébarbatif du jeu. Sinon, il y a toujours moyen de tout déléguer à ses adjoints…
Si toutefois vous vous sentez motivés, sachez que Championship Manager 2010 est disponible à la vente sur Amazon.
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